Grève à partir du 1er juillet 2022 au sein des deux aéroports parisiens : droits des passagers

Le jeudi 9 juin dernier, les principaux syndicats français dont la Confédération générale du travail (CGT), l’Union départementale force ouvrière de la Seine-Saint-Denis (FO93), Sud aérien ou encore la Confédération française démocratique du travail (CFDT), ont appelé suite à un mouvement social à reconduire la grève au 1er week-end du mois de juillet à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (Val-d’Oise) ainsi qu’à À Orly (Val-de-Marne).

Sont ainsi concernés par cette grève, les salariés d’Aéroports de Paris (ADP) ainsi que tout agent de sûreté travaillant pour le compte de sociétés privées.

Pour cause, l’intersyndicale demande une augmentation des salaires allant jusqu’à 300 euros ainsi qu’une hausse de l’embauche, afin de pallier la cadence accéléré de travail qui a lieu durant les vacances d’été. 

Ainsi de nombreux retards et annulations de vols sont à prévoir durant cette période.

Le jeudi 9 juin dernier, approximativement un quart des vols avaient été annulés par ce mouvement social. 

La grève pourrait être reconduite au courant du mois de juillet, perturbant à nouveau les vols. 

Pour les passagers qui voyagent en avion durant ce premier week-end de juillet, n’hésitez pas à consulter régulièrement le site de la compagnie aérienne de votre billet ainsi que celui des Aéroports de Paris, de nombreuses informations y seront partagées. 

Vos droits en cas de grèves extérieures à la compagnie aérienne 

Selon le Règlement européen 261/2004, les grèves extérieures à la compagnie sont considérées comme étant des “circonstances extraordinaires” exonérant la compagnie aérienne de toute indemnisation envers le passager. 

Une circonstance extraordinaires est une circonstance qui n’a pas pu être évitée malgré le fait que toutes les mesures raisonnables aient été prises par la compagnie aérienne.

Plus simplement, sera qualifié de circonstances extraordinaires tout événement extérieur à la compagnie et qui ne relève pas de son déroulement “normal”.

Certaines situations sont considérées comme étant des circonstances extraordinaires, comme notamment la grève des contrôleurs aériens, du personnel de sécurité de l’aéroport, des douaniers, des pompiers, ainsi que des grèves causées par des troubles politiques. 

Cependant, si suite à cette grève, vous êtes victime d’une annulation d’un retard ou de la modification de vol, la compagnie a l’obligation de prise en charge du passager.

Effectivement, l’article 9 du Règlement européen 261/2004 du 11 février 2004 demande à la compagnie de rembourser aux passagers les frais suivant : 

  • les frais de nourritures, ainsi que de boisson lors de l’attente au sein de l’aéroport (d’un montant de 15 euros) ;
  • si le vol a été reporté au lendemain, la compagnie doit prendre en charge les frais d’hôtel ainsi que les frais de transfert entre l’hôtel et l’aéroport ;
  • La compagnie doit vous permettre de communiquer avec vos proches en vous offrant deux communications (téléphone, email ou fax).

Enfin, lors de vols annulés ou retardés de plus de 5 heures, la compagnie a l’obligation de vous proposer soit un vol de réacheminement, soit le remboursement intégral de votre billet, au choix. 

Par ailleurs, n’oubliez pas de garder les factures des frais supplémentaires, afin de faire valoir vos droits face à la compagnie.

Nous pouvons vous aider à obtenir gain de cause auprès de la compagnie en cliquant ici.

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